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Strasbourg : Rachid se croit à Bordeaux, tabasse une femme, en harcèle une deuxième ; « frapper une femme, j’ai pas que ça à faire, c’est de l’injustesse ! »

Leutnant
Démocratie Participative
23 février 2021

Wallah !

L’Alsace :

À peine a-t-il passé la porte qui le mène dans le box que le prévenu se crispe : « J’ai rien fait de mal », répète-t-il en boucle. L’homme, dont l’identité n’est pas certaine, est poursuivi pour des violences volontaires commises dans le tram de Strasbourg.

Jeudi à 9 h, le quinquagénaire prend place dans le tram en face d’une passagère et entame la discussion de manière peu aimable. La femme préfère se lever et s’éloigner. En réaction, l’importun à la coupe hirsute insulte sa victime : « Attrapez cette p…, cette blonde ! »

Alors que la voyageuse s’apprête à sortir place de l’Homme-de-Fer, le prévenu lui emboîte le pas, jouant des coudes, bousculant un homme, puis une femme, à qui il assène un coup de poing en plein visage. Affolée, sa première victime s’élance au pas de course hors de la rame, suivie par l’inconnu, qui est finalement intercepté par les militaires de la force Sentinelle. Ivre, le suspect tient des propos incohérents, certifiant que la première victime est son épouse et pensant se trouver à Bordeaux.

Malgré les images vidéo du tram et de la place, Rachid Tensamani conteste tout comportement inapproprié. « J’ai frappé personne », argue le prévenu, avant de s’empêtrer dans des explications alambiquées. « Ma sincérité la plus sincère [sic] : frapper une femme, c’est inadmissible. C’est irresponsable, pas normal. J’ai pas que ça à faire… J’étais à Rome, je suis rentré par Genève. Ça faisait quarante-huit heures que je voyageais, je devais rentrer à Bordeaux rejoindre ma femme et mes enfants », détaille-t-il. Enfants dont le nombre oscille au fil de l’audience pour atteindre le chiffre de six. Et de se plaindre à plusieurs reprises : « C’est de l’injustesse [sic] et de l’injustice. »

La procureure Anne-Gaëlle Breit rappelle en préambule que le prévenu « a déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse dans des circonstances similaires pour des menaces de mort matérialisées par le port d’un opinel » contre un père et sa fille.

Sur la base de l’expertise psychologique, la magistrate relève « la dangerosité criminologique » et « les troubles de la personnalité » du mis en cause, qu’elle imagine sans domicile fixe alors que lui se présente comme manager dans le domaine informatique. « D’après l’expert, il n’y a pas d’abolition de son discernement mais plutôt une altération », observe la représentante du parquet.

Me Charles-Antoine Hosseini regrette la comparution de son client devant le tribunal. « Monsieur aurait dû faire l’objet d’une hospitalisation sous contrainte », estime le défenseur. « On a tous cette gêne en l’écoutant. On n’a pas affaire à quelqu’un de normal… »

Rachid Tensamania a été condamné à six mois de prison ferme avec maintien en détention. Le tribunal a ordonné la révocation partielle d’un sursis prononcé en avril 2020 par le tribunal de Toulouse à hauteur de deux mois. En outre, le prévenu devra s’acquitter d’une contravention de 75 € pour les faits d’ivresse publique et manifeste et payer 500 € à l’une des parties civiles au titre de son préjudice moral.

Un innocent de plus condamné par l’injustesse islamophobe.

*Merci à Saucisse d’Auschwitz

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